Auteur/autrice : admin4903

  • Les oiseaux en ville..

    Les oiseaux en ville..

    Liminaire..

    Pour avoir écrit cet article en 2019, je constate que la situation n’a guère évolué pour la préservation des oiseaux en ville et dans nos campagnes. Certes, des produits phytosanitaires tel que le glyphosate sont interdits à la vente depuis 2019 dans notre pays mais toujours disponibles sous le manteau en commande par internet dans d’autres pays de la communauté européenne. D’autre part la Loi du 11 août 2025 destinée à répondre aux demandes des filières agricoles, ouvre la possibilité de ré-autoriser en France un insecticide néonicotinoïde, l’acétamipride. Cette loi a été partiellement censurée par le Conseil constitutionnel mais le Sénateur à l’origine du projet, Laurent Duplomb (LR) a déposé début février 2026 une nouvelle proposition de loi (Duplomb 2) visant à réintroduire deux insecticides de la famille des néonicotinoïdes, interdits en France mais autorisés ailleurs en Europe. Reconnaissons cette distorsion de l’autorisation d’emploi des produits phytosanitaires par les professionnels au sein de la communauté européenne. Il faudra cependant trouver des solutions palliatives à ces produits car cette loi, si elle est votée, mettra « Duplomb dans l’aile » aux chances de survie des oiseaux et ce n’est pas gagné !

    Cet article est donc toujours d’actualité et pour prendre conscience de la fragilité de notre environnement citons la parole de Victor Hugo :

    “C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas.”

    L’article sur la disparition des oiseaux en ville.

    Chaque année nous le constatons un peu plus, la population des oiseaux diminuent dans nos campagnes mais aussi dans les villes et nous conservons dans notre mémoire un passé des années 70, qui n’est pas si éloigné, ou les piaillements bruyants des moineaux dans les platanes pouvaient couvrir les discussions aux terrasses des cafés.

    Cet environnement bucolique est un lointain souvenir. Le déboisement, la propagation des pesticides systémiques, la prédation due à la surpopulation de chats domestiques , les prédateurs oiseaux dit « généralistes » (corbeaux, pies, corneilles, geais) en augmentation de 22 % en 20 ans, les collisions avec des structures humaines, la pollution lumineuse, l’agriculture intensive et le changement climatique sont autant de facteurs qui laissent peu de chance de survie aux oiseaux.

    « Une étude parue dans la revue scientifique Nature en 2013 concluait, que le chat serait responsable de la mort de 1,3 à 4 milliards d’oiseaux chaque année. »

    Plusieurs études tendent à montrer qu’un tiers des oiseaux auraient disparu de nos campagnes, mais pour autant les villes ne sont pas épargnées de ce phénomène. On estime à 75 % environ la diminution de la population des moineaux à Paris et dans les grandes agglomérations en l’espace d’une quinzaine d’années.

    Pourtant ces petits oiseaux particulièrement voraces en insectes, notamment au printemps ou les femelles ont besoin de protéines pour nourrir leurs petits, sont avec les chauves souris des alliés très efficaces dans la lutte contre les moustiques.

    Quels sont les causes de ce déclin et comment préserver et aider ces volatiles à conserver leur place dans notre paysage urbain.

    Ces oiseaux qui disparaissent depuis les années 2000.

    Quelques exemples parmi d’autres de la diminution des oiseaux depuis une quinzaine d’années selon la LPO (Ligue Protectrice des Oiseaux en 2023) (extrait du diaporama de Ça m’intéresse).

    Le moineau domestique – 13% et jusqu’à – 75 % dans les grandes agglomérations : les populations de cet oiseau citadin par excellence déclinent dans toutes les métropoles européennes. En cause : le manque de nourriture (insectes et graines) et la détérioration de leur habitat, mais aussi la pollution atmosphérique et sonore.

    L’hirondelle rustique – 31 %: elle souffre de la diminution du nombre de bâtiments agricoles (granges, étables… ) où elle faisait son nid, mais aussi de la raréfaction des insectes volants.

    Le martin-pêcheur d’Europe – 50 % : l’aménagement des berges l’empêche d’y creuser le terrier où il niche. Il est également confronté à la raréfaction des poissons d’eau douce – l’essentiel de son alimentation.

    L’alouette des champs – 20 %: devenue le symbole de l’agonie des oiseaux des campagnes, elle ne trouve plus de lieu de nidification à cause de l’intensification des pratiques agricoles.

    Le roitelet huppé – 24 % : cet oiseau coiffé d’une huppe jaune doré est l’un des plus petits d’Europe. Son déclin semble être lié à une succession d’hivers rudes.

    La perdrix grise – 24 % : nichant au sol dans les champs et les prairies, elle souffre du fauchage précoce et de la disparition des jachères, mais aussi de l’abus de pesticides, qui entraîne la raréfaction des insectes.

    Le pic-vert – 6% : recherchant des milieux présentant une alternance de zones boisées et de pâturages, il affectionne les vieux arbres riches en insectes. Or zones de bocage et arbres morts sur pied se raréfient.

    Oiseaux des villes : une disparition programmée !

    Les causes du déclin.

    Le constat fait sourire est pourtant il est dramatique : il y a encore quelques années, voyager en voiture se soldait à l’arrivée par un pare brise constellé d’insectes gênant la visibilité. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

    En Allemagne, une étude portant sur 63 réserves naturelles confirme cette chute vertigineuse : en vingt-sept ans, près de 80 % des insectes volants y ont disparu. Ces insectes disparus, qui représentaient la base de l’alimentation de nombreuses espèces d’oiseaux ont entraîné le déclin de ces derniers dans les campagnes. Le facteur majeur permettant d’expliquer une disparition aussi rapide des insectes, avancent les auteurs de cette étude, est l’intensification des pratiques agricoles (recours accru aux pesticides, aux engrais de synthèse, etc.) qui accompagnent par la même le changement des paysage agricoles avec la diminution des prairies permanentes et la régression des zones humides (mares prairies inondables). Situation qui s’aggrave encore avec le changement climatique et l’augmentation du niveau des températures et des périodes de sécheresse.

    Dans nos villes la situation n’est pas meilleure et les oiseaux ont de plus en plus de mal à se nourrir et se loger. Les voitures modernes, dont le nombre de chevaux n’est synonyme que de la puissance du moteur, ne laissent plus derrière eux le crottin de cheval riche en graines et en insectes. La pollution produite par la circulation est aussi une cause d’aggravation de la disparition des oiseaux, à laquelle s’ajoute le stress provoqué par une deuxième pollution, mais sonore cette fois-ci, qui réduit la durée de vie de certaines espèces.

    La pollution de l’air et sonore aggrave la disparition des oiseaux.

    La pression foncière qui est la cause d’un bétonnage à outrance a fait disparaître les friches vertes, les terrains vagues et les campagnes de proximité en réduisant aussi les espaces verts, qui eux même soigneusement entretenus sous forme paysagère, limite un peu plus les possibilités aux oiseaux de nicher. Les constructions neuves en béton lisse et les rénovations de l’habitat ancien ne laissent plus de place aux oiseaux pour nicher dans les interstices des murs ou sous les toitures et même les fils électriques et téléphoniques disparaissent peu à peu, privant de perchoir les hirondelles.

    Autre cause du déclin des oiseaux, les polluants et en particulier les pesticides. Si les objectifs du Grenelle de l’environnement en 2007, sensé réduire de moitié l’utilisation des pesticides d’ici 2018, n’ont pas été atteint dans le premier plan écophyto de 2009, ils ont au moins eu le mérite d’interdire l’utilisation de ces produits dans les espaces verts des agglomérations en janvier 2017 et la vente de ces produits aux particuliers en janvier 2019.

    Le nouveau plan écophyto élaboré en 2015 a revu l’objectif de réduction de ces produits à 2025 mais ce n’est pas gagné et les médias nous font remarquer que la pression des lobbyings, industriels et agriculteurs rendent difficiles la réussite de ces objectifs.

    Le traitement phytosanitaire DDT (Dichlorodiphényltrichloroéthane) qui empoisonnait les oiseaux dans les années 60 est aujourd’hui remplacé par le danger avéré du glyphosate que l’on souhaiterai bannir de notre agriculture, mais déjà une nouvelle alerte est lancé pour demain par un collectif de chercheurs qui dénoncent les effets d’un produit pesticide encore plus dangereux, le SDHI (succinate déshydrogénase inhibiteur) qui visent à bloquer une étape clé de la respiration des champignons tel que le mildiou ou l’oïdium. Or, les cellules de tous les êtres vivants respirent, depuis les micro-organismes, les champignons, les plantes, les insectes, les animaux, jusqu’aux hommes. Tous ces produits influent sur la disparitions des insectes et des oiseaux et à terme notre disparition à nous les êtres humains.

    Polluant et pesticides responsables du déclin des insectes et des oiseaux.

    Enfin, une cause que l’on ne soupçonne pas et qui pourtant contribue à la disparition de l’avifaune de nos agglomérations est l’augmentation du nombre de chats dont la population en France est passée de 8,8 millions en 1998 à plus de 20 millions aujourd’hui. La LPO estime à 75 millions le nombre total d’oiseaux tués par ce félin dans notre pays.

    Le chat grand prédateur d’oiseaux dans nos villes et campagnes.

    Comment aider ces oiseaux à survivre dans nos villes.

    Le gîte..

    Le terme de survie n’est pas usurpé pour ces oiseaux dont les conditions de vie font décliner la population régulièrement au fil des années.

    La pose de nichoirs est conseillée pour tous les oiseaux qui naturellement installent leurs nids dans des cavités naturelles ou artificielles des constructions et qui sont réunis dans la famille des cavernicoles comme les différentes espèces de mésanges, les sittelles, les moineaux, les rouges-queues, les gobemouches. La mésange est sans doute l’oiseau qui possède la plus grande capacité d’adaptation et qui s’approprie assez facilement les nichoirs installés à son intention.

    Les nichoirs commercialisés peuvent être installés dans les jardins, sur les troncs des arbres éloignés d’un vingtaine de mètres les uns des autres et à l’opposé des vents dominants et de la pluie. Il faut les fixer de manière stable, les disposer à trois mètres environ de hauteur et à l’écart des branches permettant l’accès des prédateurs comme les chats, les pies ou les corbeaux. Ces nichoirs qui servent au moment de la reproduction doivent être nettoyés en fin d’été en retirant l’aménagement isolant et douillet de verdure et de fibre, qu’à fait le couple et ou a pu se développer des parasites et des moisissures qui interdiraient une nouvelle utilisation.

    Les autres petits passereaux que nous connaissons dans nos agglomérations comme le rouge-gorge, la fauvette, l’accenteur, le pouillot choisissent des buissons suffisamment denses et feuillus pour construire leur nid à l’abri des regards et des prédateurs.

    Le couvert..

    Il faut préserver dans nos jardins des espaces à leur intention en favorisant, les plantes à abondante fructification qui seront précieuses, telles que les sorbiers des oiseaux bien évidemment mais aussi les superbes amélanchiers (fleurs et couleurs d’automne en prime), les nombreuses aubépines, les troènes, les cotonéasters, les pyracanthas, les houx sans oublier les pommiers d’ornement, qui seront aussi utilisées par les insectes et offriront des baies aux oiseaux à l’automne.

    Il ne faut pas hésiter également à conserver quelques arbres morts au tronc pourrissant qui sont une source de vie ou les champignons, insectes, petits vers se développent représentant une réserve de nourriture pour les oiseaux pendant l’hiver.

    Enfin pendant l’hiver, l’apport de nourriture sous forme de graines et insectes déshydratés associés à des graisses est important pour permettre à ces petits passereaux de passer l’hiver. Sur les balcons d’immeubles il faut privilégier les mangeoires ou les boules suspendues pour dissuader les prédateurs et interdire l’accès des plus gros oiseaux : pigeons et tourterelles.

    Les aider à passer l’hiver.

    Le cas des chauves souris (chiroptères).

    Ne considérons plus la chauve souris ou pipistrelle (micro-chiroptères) commune qui vit dans nos agglomérations avec appréhension et un regard négatif car ce petit mammifère hibernant de quelques grammes, qui n’est pas un oiseau, est un formidable allié dans la lutte contre les moustiques et ce doit être une priorité que de participer à sa sauvegarde. D’autant qu’outre son efficacité dans la lutte contre les moustiques, il n’est pas dérangeant puisqu’il est essentiellement noctambule, on ne le voit pas le jour et la nuit son vol et d’une discrétion absolue.

    Certains spécialistes n’hésitent pas à comparer les chauves souris qui se nourrissent exclusivement d’insectes à de véritables insecticides naturels qui peuvent consommer jusqu’à l’équivalent de leur poids chaque nuit en chassant près de 1000 moustiques par individu.

    Notre plus sur allié dans la chasse aux moustiques.

    Si les attrapes moustiques que l’on voit, installés le long des routes du bord mer et de la presqu’île de Giens, montrent une certaine efficacité, nous voudrions bien pouvoir nous passer des épandages de produit phytosanitaire démoustiquant qui ne sont pas anodin sur notre santé. En préservant les chauves souris, c’est d’abord à nous même que nous rendons service.

    Dans nos villes modernes, l’habitat conventionnel des chauves souris disparaît peu à peu. Les bâtisses offrant des refuges sous les toitures et dans les granges, à l’abri de la lumière diurne, leur permettant de se reposer et de se reproduire, sont aujourd’hui remplacés par des immeubles aux toits en terrasses et il est à présent nécessaire de leur installer des nichoirs pour les conserver.

    Comme pour les oiseaux, des nichoirs sont disponibles dans le commerce pour les chauves-souris. Ils doivent être installés sur le tronc des arbres, coté sud pour profiter d’un maximum de chaleur et protégés des rayons directs du soleil et, d’une même façon que pour les oiseaux, à l’abri des chats prédateurs ce petit mammifère volant.

    Nichoirs pour chauves-souris

    La proximité d’un compost ou un amas de bois mort, de brindilles et feuilles ou se développent les insectes sera un atout supplémentaire à l’arrivée des chauves-souris.

    Les projets d’installation de nichoirs à chauves souris, déjà réalisés par des municipalités comme Carqueiranne, sont actuellement à l’étude par des copropriétés de proximité et pourquoi pas la votre !

    Philippe Aubet

  • Hyères cœur de ville.

    Hyères cœur de ville.

    Notre quartier de centre ville a connu ces 3 dernières années, des travaux qui ont perturbé notre quiétude et celles des commerçants. Ces travaux ont pris fin en juillet dernier faisant apparaître un environnement métamorphosé. Pas de transformation des espaces bâtis ou des axes de circulation qui aurait pu nous déconcerter mais une requalification de ceux-ci dans le but ambitionné du projet de réhabiliter les réseaux vieillissants, redonner un éclat nouveau aux façades, raviver l’attrait du centre ville et mettre en valeur notre tissu urbain au profit des hyéroises, des hyérois et des nombreux visiteurs attirés par le charme de notre cité

    Le tissu urbain du cœur de ville.

    Quel est-il ce tissu urbain qui fait le charme de notre quartier ? En analogie avec les motifs dessinés par les îlots de construction que l’on peut observer en survolant le quartier, ce tissu est défini principalement par les zones pleines construites qui constituent la maille et les vides de la voirie, des parcs et espaces verts qui en constituent la fibre.

    Hyères coeur de ville.

    Dans le cas de notre quartier du cœur de ville, ce tissu urbain pourrait s’apparenter à un patchwork où les différentes époques du développement de notre cité et l’interaction entre la population et les activités des hommes ont laissé des empreintes identifiables sous forme d’une trame en damier avec des particularités architecturales souvent remarquables.

    Retour en arrière.

    Pour remonter aux origines de l’urbanisation de notre quartier, il faut faire un saut de 3 siècles en arrière ou les citoyens de notre ville se cantonnaient pour la plupart à l’abri des remparts moyenâgeux. Notre région était alors reconnue pour la culture des orangers qui ont séduit Catherine de Médicis lors de son passage en 1564 en compagnie de son fils, le roi Charles IX. Les campagnes au sud des remparts étant libres de toute construction, cette dernière fera établir sur les terrains de l’actuel Park Hôtel, le domaine des jardins du Roy (Jardin Farnous) qui fournira les orangeries des Tuileries et de Versailles.

    Plan du XIX siècle ou le quartier est encore constitué de jardins et campagnes.

    Il faut remonter au début du mouvement des hivernant attirés par la douceur de notre climat pour voir apparaître les premières constructions au sud des remparts qui signent le début de l’urbanisation de notre quartier. C’est la baronne de Chaintré en 1760 qui est à l’origine de ce mouvement. Par un bail emphytéotique, elle prend possession d’un terrain qui pourrait correspondre à l’actuelle place Clémenceau pour faire construire une vaste demeure acquise plus tard par Alphonse Denis, maire de la ville. Si à la veille de la révolution, de 1789, la ville accueille déjà de nombreuses familles d’hivernants de la haute société, ces derniers logent dans des pensions de familles et la ville reste circonscrite à l’intérieur des remparts.

    La présence anglaise.

    L’installation d’une présence anglaise à Hyères et les bienfaits de notre climat sur la santé, vanté par les médecins, vont renforcer l’attrait touristique à la fin du XVIII siècle et contribuer à l’urbanisation de notre quartier. Au début du XIX siècle les premiers damiers de cet urbanisme apparaissent au sud des remparts avec l’extension d’une nouvelle ville qui vient se juxtaposer à la ville médiévale pour peu à peu la supplanter. Les premiers immeubles se construisent, s’adossent aux remparts ou les remplacent avec une priorité donnée à l’axe est-ouest entre la porte de la Rade et la Porte du Fenouillet. Les terres au sud sont toujours des sols réservées à l’agriculture.

    Palais Lutétia ancien Hôtel d’Europe, face à la porte du Fenouillet.

    Cherchant à développer l’attrait touristique de la ville, le conseil municipal conduit par le maire Alphonse Denis dans les années 1860 décide de tracer la future avenue Gambetta. Cette décision est à l’origine de l’extension de notre quartier en direction de la gare et du Parc Olbus Riquier qui s’ouvre au public en 1876. Le riche industriel et investisseur Alexis Godillot va poursuivre ce mouvement en traçant d’autres voies de circulation comme l’avenue Beauregard qui rejoint et traverse l’avenue Gambetta. En s’aidant d’architectes comme Jean Baptiste Maurel ou Pierre Chapoulard il fera construire de nombreuses villas d’architecture dont certaines d’inspiration néo-mauresque et Arts Nouveaux. C’est aussi l’époque des grands magasins, les rez-de-chaussée s’ouvrent aux commerces avec le percement des vitrines et plus tard la construction des Dames de France sur l’avenue Gambetta en 1895.

    Façade des Dames de France.

    Des immeubles, mais aussi des vastes demeures d’architectes s’édifient le long de ces avenues et qui prennent l’appellation de villas car elles sont dotées de jardins remarquables. Il n’y a pas de style particulier, mais un éclectisme en la matière qui reprend les codes architecturaux entre la fin du XIXème et le début du XXème siècle.

    Une urbanisation maîtrisée.

    Cependant la ville prend conscience de la nécessité de maîtriser sont développement en suivant les directives d’urbanisme de la loi Cornudet de 1919. En tant que ville de plus de 10 000 habitants, elle se dote à son tour d’un plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension (PAEE) en 1928 qui prend en compte l’urbanisation des espaces mais également les réseaux d’adduction et d’évacuation ainsi que la voiture et les transports qui commencent à prendre une place significative au sein de la cité. Ce plan sera le précurseur des futurs Plan d’Occupation des Sols (POS) et du Plan Local d’Urbanisme (PLU) que nous connaissons aujourd’hui.

    Villa Beauregard en grands travaux de renovation.

    Dans les années d’après guerre 39/45, on assiste à une densification du tissu urbain et la construction d’îlots d’habitation de part et d’autres des avenues Victoria et Ambroise Thomas. Ils sont constitués de villas individuelles plus ou moins cossues se rapprochant d’un style régional néo provencal avec des toits à faibles pentes, couverts de tuiles romaines assortis de rangs de génoises. C’est plus tard que l’on verra s’ériger des immeubles modernes au cœur de notre quartier en remplacement de certaines villas avec les nouvelles techniques de construction en hauteur.

    Les temps modernes.

    À partir des années 1960, les dernières campagnes horticoles au sud de notre quartier laissent la place à des résidences en habitat vertical jusqu’au contact du boulevard Ritondale. A ce jour les espaces vides dans notre quartier sont pratiquement inexistant et les propriétaires de ces terrains attendent le moment opportun pour négocier leurs biens. Les investisseurs traquent les moindres terrains propices à la construction et l’on a vu récemment un petit parking d’une dizaine de voitures se transformer en un immeuble de standing de 5 étages dans l’impasse Gambetta et dans l’avenue du 8 mai 1945 un immeuble de 4 étages est venu remplacer une villa individuelle.

    A la place d’un parking d’une dizaine de voitures, un immeuble de 5 étages !

    Pour résumer

    La physionomie de ce tissu urbain tel qu’il apparaît aujourd’hui, est constitué :

    • En limite de la ville moyenâgeuse, sont construits des immeubles du XIX siècle qui nécessitent pour beaucoup une rénovation d’importance. Leur ancienneté pousse parfois à détruire pour mieux reconstruire sur des bases saines et des techniques novatrices. C’est le cas récemment de l’immeuble des Halles Victoria sur l’avenue des Îles d’Or.
    • Le long des percées de voirie de la fin du XIX siècle des grandes avenues Gambetta, Joseph Clotis, des immeubles et villas d’architectes sont édifiés dont certains font l’objet de ravalement et de réhabilitation majeure comme la très belle villa Beauregard au 11 de l’avenue Ernest Millet. C’est sur ces avenues que l’on retrouve des édifices public de style néo-classique avec des intérieurs en opposition art déco comme la Banque de France (aujourd’hui musée), le Petit Casino de jeu (aujourd’hui Hôtel de Ville), la Galerie des Palmiers, Les Dames de France (aujourd’hui un fast food), Le Grand Casino des Palmiers, etc..
    La galerie des Palmiers.
    • Dans la frange sous les avenues Millet, Jean Aicard, Mal Lyautey, on trouve des îlots de villas construites après guerre 39/45 et dont la génération des propriétaires finit de disparaître. La transmission de ces biens donne lieu à des constructions parfois en déshérence dans l’attente de succession et qui nécessitent des rénovations et des mises aux normes de sécurité et de confort.
    • Au contact de la voie Ritondale, apparaissent les copropriétés construites à partir des années 1960 comme le Vendome, le Lafayette, Aureto, le Vinci, 1970 comme le Roqueyrol, les résidence du Luxembourg et plus récemment dans les années 1980 des copropriétés comme le Château d’Argent, les Grégoriennes, Le Victoria Parc, etc..

    La densité du tissu urbain dans notre quartier du cœur de ville laisse peu de place aux espaces verts que l’on retrouve uniquement dans les jardins des villas ou au sein des résidences proches de la voie Ritondale dont certaines ont la chance de profiter de piscines collectives privées. Il n’est pas de la vocation de notre quartier de cœur de ville d’avoir des grands espaces verts public, cependant il existe quelques squares propices à la détente à proximité des bâtiments administratifs comme les jardins de la mairie, du Grand Casino ou ceux du Park Hôtel avec un espace pour les jeunes enfants. Il faut reconnaître que notre quartier de cœur de ville est plutôt tourné vers le commerce de proximité avec dans les axes principaux de larges vitrines et de nombreux commerces. Néanmoins les rues piétonnes du cœur de ville et les larges trottoirs plantés de palmiers des avenues Gambetta et Joseph Clotis restent propices à la flânerie et aux promenades en famille.

    Aujourd’hui

    Le Plan Local d’Urbanisme sous la férule des architectes des bâtiments de France encadre strictement les projets de construction et de rénovation du quartier afin de conserver l’identité que nous lui connaissons. Avec la requalification des 3 avenues la ville propose aussi une opération financée en grande partie par la Métropole TPM pour aider et assister les propriétaires dans leur projet de travaux. Cette aide à l’amélioration de l’habitat (OPAH RU), à la fois technique et financière permet la réhabilitation et l’embellissement de façades qui profitent à la mise en valeur de notre patrimoine commun. Il faut cependant regretter la présence de verrues dans cet environnement qui sont constituées de constructions et jardins délaissés, voir abandonnés comme celles situées au carrefour entre la rue Georges Auric et l’avenue Gambetta ou encore les immeubles au début de l’avenue des Îles d’Or.

    Des verrues subsistent dans le paysage..

    CIL Gambetta


    Références :

    • Hyères. Inventaire général des monuments,
    • Hyères les palmiers 18550-1930. Moncorger, Thibault.
    • Hyères une ville en image. Jacquemin, Odile.
  • La Gazette Gambetta n° 28

    La Gazette Gambetta n° 28

    La nouvelle gazette numéro 28 vient d’être imprimée et sera bientôt disponible chez de nombreux commerçants de l’avenue Gambetta. En avant première, vous pouvez la feuilleter sur votre téléphone ou votre PC.

    Au sommaire de cette gazette :

    • La circulation à Hyères ;
    • Brev’Hyères ;
    • Le regard de Louis ;
    • La page d’histoire ;
    • etc..

    Pour ouvrir la gazette il suffit de cliquer sur la vignette du document, dont les feuilles qui s’agitent au passage de votre curseur vous invitent à la lecture.

    Une fois ouverte, le menu sous le Flip book tel qu’il est représenté sur la photo permet plusieurs possibilités de lecture de la gazette et dans l’ordre de la gauche vers la droite :

    • identifier la page en lecture ;
    • naviguer à partir des miniatures ;
    • agrandir ou diminuer la partie en lecture ;
    • lire le livre en plein écran ;
    • partager le livre avec d’autres lecteurs ;
    • les trois point horizontaux permettent des actions supplémentaires comme l’enregistrement du document.

    Cette année 2026, le CIL Gambetta et les associations hyéroises se mobilisent pour contribuer à la collecte annuelle des fonds pour le Téléthon.

    Le CIL Gambetta remettra la participation financière collectée lors de la dernière animation ayant réuni les adhérents.

    Le CIL distribuera avec la Gazette n° 28 un appel au don initié par le « Don du Sang » en liaison avec le Crédit Agricole et soutenu par la Ville de Hyères. Cet appel ci dessous peut aussi être téléchargé en cliquant dessus pour être imprimé.

    Vous trouverez également une invitation à l’animation « Tous en jeu » qui se déroulera à l’espace de la Villette le samedi 6 décembre de 13h30 à 18h00.

    CIL Gambetta

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